« Il faudrait mettre en valeur votre discipline et profiter de vos performances pour attirer les partenaires » : voilà la partie saine du discours de Kéamou Bogola Haba ministre des sports face aux athlètes, encadrants et l’ambassadeur de l’Iran ce vendredi 17 octobre 2025 dans l’arène des lutteurs à Conakry. C’était à l’occasion de la présentation d’un expert iranien en lutte associée à coté le don d’un tapis offert par la République islamique de l’Iran à la Guinée.
Soucieux de la promotion de cet art ancestral confronté aux défis contemporains, dans un discours improvisé le chef de département tutelle, à attirer l’attention des athlètes, acteurs sur des idées novatrices pour l’émergence de ces disciplines sportives.
« Le football rapporte beaucoup d’argent, à votre tour d’en faire autant en allant vers les grands mécènes, sponsors, organiser les évènements rentables. Pour ce faire, il faut le concours de tous les acteurs impliqués. L’unique voie pour se faire des sous pour le bonheur de vos proches, encadrant et les journalistes … N’oubliez pas d’inonder les réseaux sociaux en vendant vos images, vos performances. C’est pourquoi nous mettons un accent spécifique sur le marketing sportif à travers l’organisation des évènements sportifs, la communication pour avoir des ressources nous permettant d’être autonome » , a tenu ce discours avec fermeté.
Derrière cette déclaration inattendue se cache une réalité non des moindres qui s’apparenterait une alerte aux responsables des différentes disciplines de changer de paradigme en songeant à une prise en charge. Cela sous-entend que l’Etat ne peut faire tout pour satisfaire les besoins très élevés, couteux du sport sur le plan national.
Pour lui, la lutte Guinéenne est bien plus qu’un simple sport : elle est le reflet d’une culture d’un esprit collectif et d’une tradition qui traverse les générations. Au même moment qu’elle est un moyen de développement physique, économique, elle est tantôt aussi spirituelle et mental.



