En République de Guinée, les violations des droits de l’homme particulièrement celles basées sur le genre, sont monnaie courante. Peu d’entre elles qui ont une idée sur des textes réglementaires élaborés à cet effet
Pour remédier a ce phénomène, une étude sur le cadre juridique et institutionnel des droits des femmes en Guinée est entamée par les organisations nationales et internationales au pays.
Ce atelier d’échanges regroupe plusieurs acteurs impliqués dans la défense des droits de l’homme notamment ; des organisations de la société civile, les magistrats, des gendarmes et L’OPROGEM.
“Vous savez l’OGDH ,la promotion et la protection des droits des femmes est l’une des préoccupations de notre organisation. Par exemple nous sommes constitués partie civile, dans plusieurs dossiers où il y a beaucoup de femmes victimes de violences de toutes sortes. Donc nous avions dit il fallait vraiment voir un peu aux cadres juridiques institutionnels est-ce qu’il est approprié ? Est-ce qu’il y a des choses qui ne marchent pas , on a commandité une étude qui a été menée sur l’appel à candidature par Karamo Mady camara le juriste consultant. À l’issue de ça on a organisé un atelier de validation en présence des autorités, donc l’étude a été validée. Il porte à la fois sur le cadre juridique institutionnel, on s’est dit comme l’étude a été validée c’est une première quand même chez nous, de vulgariser cette étude auprès des ONG de droits de l’homme, aux officiers de police judiciaire, les magistrats des cours et tribunaux. Donc l’objectif général de l’atelier c’est de leurs présenter l’étude, de leurs informer le contenu mais aussi de leurs sensibiliser sur les cadre juridique institutionnel des droits de femmes. Nous espérons quand même cette étude pour une première va constituer une espèce de bréviaire qui va constituer à l’enrichissement du débat sur la problématique des droits de femmes en Guinée ” explique Alseny sall chargé de communication de l’OGDH.
Thierno Saadou Diallo, responsable de l’unité de renforcement des capacités et de coopération technique au bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Guinée, est également revenu sur le contenu dudit textes.
“L’étude a répertorié tous les textes internationaux à caractère général, mais aussi les textes spécifiques à la protection des droits des femmes. Elle a fait un rapprochement avec les textes nationaux qui sont en vigueur. Également toutes les structures de l’État dédiées à la protection des droits de l’Homme ont été revisitées pour voir un peu comment ces structures fonctionnent, quels sont également les défis et les obstacles de leur opérationnalisation, en matière de protection des droits des femmes. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme s’associe donc à cette activité de l’OGDH, pour faire en sorte que les droits des femmes soient davantage connus et respectés, par les responsables de l’application des lois, mais aussi que les acteurs non étatiques puissent jouer pleinement leur rôle aux côtés de l’État, pour que les femmes puissent connaître leurs droits et les revendiquer conformément à la loi, afin qu’elles puissent jouir de leurs droits, au même titre que les hommes” à t-il renchéri.
Commissaire Marie Sylla, cheffe de division, et prévention au niveau de l’office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs était parmi les participants de cette rencontre .
Pour elle, cela est une belle opportunité dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes.
“Nous sommes très contents, parce que nous cherchons toujours à être épaulés, afin qu’il y ait une synergie d’actions pour lutter contre toute sorte de violences basées sur le genre. Vous savez le dossier des femmes est très sensible. Dans notre communauté, les femmes ont toujours été marginalisées et nous recevons des femmes qui n’osent pas exposer les violences qu’elles subissent dans les foyers, si toute fois on se retrouve aujourd’hui avec l’OGDH pour parler des femmes, en tant que protectrice des droits des femmes, je ne fais que me réjouir. Et j’aimerai qu’au sortir de cet atelier qu’on essaye de se donner la main, pour diminuer les violences faites aux femmes ”, a-t-elle plaidé.
Aboubacar Moussa Camara
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