La majorité des fidèles musulmans en Guinée ne partagent pas la décision du gouvernement interdisant les prières nocturnes durant les dix derniers jours du mois de ramadan. Cause les autorités craignent la propagation de la pandémie de la covid 19 à travers cette prière collective.
Les prières collectives sont formellement interdites sur toute l’étendue du territoire durant les dix derniers jours du mois de ramadan. C’est un communiqué conjoint entre le secrétariat aux affaires religieuses et l’agence nationale de sécurité sanitaire ANSS, qui interpelle tous les fidèles de s’abstenir à ses prières surérogatoires pour limiter les contaminations liées au coronavirus en Guinée. Les avis des leaders religieux sont diverses.
«C’est vraiment sensible l’affaire de religion, si on ne fait pas attention, on risque de créer d’autres problèmes plus grave que cette simple interdiction des prières surérogatoires. Comme ce n’est pas une obligation ses prières nocturnes, nous pouvons les faire à la maison avec nos familles ou bien seul selon votre disponibilité» précise Elhadj Mansour Fadiga imam de la mosquée de Nongo.
Si certains qualifient cette décision des autorités incohérente d’autres part contre l’approuvent.
«L’interdiction est liée à un problème de santé public. Nous savions tous que la pandémie covid19 frappe partout au monde y compris la Guinée. Donc les autorités sont dans leur droit d’interdire ces prières nocturnes qui pouvaient être une occasion pour la propagation de la pandémie coronavirus dans le pays» a insisté Abdoulaye Sylla.
En tout cas c’est une nouvelle qui a suscité assez de polémiqué dans la cité. Cependant, une bonne partie des fidèles musulmans pensent que c’est une mesure de sécurité pour éviter la propagation de la covid19 et d’autres par contre estiment que la décision est venue un peu tard.




