Une affaire de drogues avait défrayé la chronique d’il y a quelques mois, impliquant des ministres, des cadres de l’administration publique, plusieurs hommes d’affaires, des hauts gradés, sous-officiers et hommes du rang de la gendarmerie et de la Police. Des arrestations ont été opérées en son temps.
Lorsque l’affaire a été étouffée par les gros bonnets cités dans le dossier, non seulement plus personne ne connaît la destination prise par les quantités de drogues saisies çà et là, mais aussi et surtout, des officiers supérieurs comme Sybor (Commandant de la Gendarmerie d’Hamdallaye), les patrons des BAC et de la CMIS, ont été libérés sans autres formes de procès, laissant au gnouf les officiers et sous-officiers moins influents.

Après avoir lu mes récentes publications sur ces affaires de trafic de drogues, certains officiers narcos incarcérés à la Maison Centrale m’ont joint via leurs épouses qui leur apportent à manger tous les jours, pour me dire ceci:
Citation :《A ce jour, tous les officiers narcos incarcérés à la Maison Centrale, les Colonels Josi, Kéita et Sampil, les Commandants Barry, Sané et plusieurs sous officiers, allons dénoncer dans les prochains jours tous les hauts cadres, ministres et officiers supérieurs qui sont nos complices, si nous ne sommes pas libérés comme Sybor et compagnie. En effet, depuis notre incarcération, nous nous sommes rendus compte que l’affaire piétine au niveau de la commission d’enquêtes, qui procède au tri des personnes a libérer et étouffe le jugement, alors que nous nous sommes en train de croupir en prison.
Nous allons briser le silence dans les médias et sur les réseaux sociaux pour donner tous les détails sur tous les réseaux de narcos guinéens. C’est Fabou et Thiégboro qui nous ont dit de nous taire et qu’ils mettront tout en œuvre pour nous faire libérer. Mais, ça traîne là. Nous allons briser le silence. Advienne que pourra. Nous avons des familles comme ceux qui ont été libérés alors que nous nous ne sommes que de simples exécutants 》. Fin de citation
Rassemblés par Mandian SIDIBE
Journaliste exilé à Paris



