Âgée d’une vingtaine d’année, Fanta Bangoura soudeur diplômée à la chaudronnerie au centre de formation de Matoto, a retracé ce lundi 25 octobre 2021 son amour de pratiquer ce métier. Selon elle, l’impossibilité n’existe pas dans la vie, lorsqu’on a l’amour et le courage d’exercer un métier. Elle l’a expliqué au cours d’une interview qu’elle a accordée à notre rédaction du site kakoulimainfo.org dans le quartier aviation marché commune de Matoto.
‹‹ J’ai choisi ce métier parce que je l’aime, depuis à l’enfance j’étais à l’école je voyais mon père le pratiquait, à la CBG à kamsar. En ce moment, quand il revient à la maison il nous expliquait comment il fait ce travail la. Au fur et à mesure moi aussi j’ai aimé ce métier et j’ai décidé maintenant de faire comme mon père. Un jour je l’ai vu dans le quartier entrain de travailler c’est à ce jour que j’ai vraiment embarrassé ce travail et j’ai commencé à le pratiquer aussi, c’était entre 2007 et 2008. L’importance de ce métier pour moi aujourd’hui, je me sens très bien à l’aise dedans. En général la soudure a une grande importance pour tout le monde. Il y a certaines personnes qui disent que c’est l’homme qui fait ça les femmes ne peuvent pas le faire pour moi c’est archi faux. Selon moi tout ce que l’homme peut faire la femme aussi peut le faire c’est une décision personnelle, moi j’ai décidé à faire ce métier et aujourd’hui Dieu merci je peux faire plein de choses. Je peux faire la mesure je peux couper le fer, je peux faire le traçage et je soude encore des portes, fenêtres et les fourneaux ››,nous a laissé entendre.
Poursuivant, Fanta Bangoura n’a pas manqué de souligner quelques soucis de peines dans son métier
‹‹ J’ai rencontré beaucoup de difficultés, au moment que je suis venue à Conakry pour faire l’école professionnelle je galerais mais comme j’avais décidé de faire ce métier, j’avais demandé à mon père un peut d’argent, avec ça j’ai commencé à vendre des bonbons à l’école, je faisais mes petits besoins avec ça, notamment les frais de mes transports et aussi le petit déjeuner. Et les conditions ne sont toujours pas réunies pour avoir certains équipements de travail, comme le casque, les chaussures de sécurités, la tenue de travail et c’est moi même qui vais les chercher et si je n’ai pas les moyens vous voyez, et nous sommes nombreux pour mon père donc je n’aime pas donner toutes les charges à mon père maintenant ››a t-elle évoqué
Pour arriver au bout du tunnel, cette jeune dame ambitieuse compte créer un jour sa propre entreprise, c’est pourquoi elle appel toutes les femmes à se tenir debout.
‹‹ Mon ambition un jour j’aimerais mettre en place mon propre atelier de soudure une fois j’ai les moyens , ou être embauchée dans l’une des usines. Tout le monde peut faire ce que ton cœur décide dans la vie, une femme ne doit pas s’assoir comme ça croiser les bras sans rien faire, et si tu n’es pas dans une activité tu n’est rien. Le travail n’est pas un châtiment, c’est un bienfaiteur ›› invite t-elle.
Aboubacar Moussa Camara
622424187



