En effet, de 1972 à 1976, Monsieur Diallo Telly a été Ministre de la Justice, garde des Sceaux. Période charnière au cours de laquelle les arrestations des comploteurs et leurs jugements se poursuivaient. Il est donc un grand témoin et acteur de tout ce qui est arrivé pendant ce temps.
Nul besoin de rappeler ici qu’il n’a ni désapprouvé ce qui se passait à l’époque, ni démissionné, jusqu’à son arrestation en 1976.
Curieusement, les prétendues victimes du camp Boiro traitent la figure de proue de l’accession de notre patrimoine commun à la souveraineté internationale de tyran sanguinaire et brandissent Diallo Telly comme étant une simple victime. Alors que la réalité est toute autre. Diallo Telly est aussi comptable, responsable de tout ce qui s’est passé à l’époque, car il a été l’un des acteurs clés de tous les actes posés pendant les quatre ans qu’il a passés à la tête du Ministère de la Justice. Pourquoi ce deux poids deux mesures ?
Plus grave et méprisable, Thierno Monenembo et sa bande de cliques qui se font passer pour des fins connaisseurs de l’histoire de notre pays ne parlent jamais de ce pan de l’histoire pour ne pas peut être compromettre Diallo Telly qu’ils présentent aujourd’hui comme étant le plus grand intellectuel que l’humanité ait connu.
En clair, si cette association des prétendues victimes du camp Boiro était sérieuse, conséquente et objective, elle ne traiterait pas le Président Sékou Touré de tous les noms d’oiseau et présenter Diallo Telly comme étant Philophrosyne, ce dieu de la bonté dans la mythologie grecque.
En tout cas si Diallo Telly a été victime au camp Boiro, je mets au conditionnel jusqu’à ce qu’on me prouve qu’il est réellement victime, il serait aussi responsable de l’arrestation de plusieurs de ces prétendues victimes.
Tout comme Emile Cissé, selon plusieurs témoignages, Diallo Telly serait responsable de l’arrestation et de la condamnation de plusieurs comploteurs avant son arrestation lui-même. Les faits historiques sont têtus, dirait l’autre.
En clair, dans d’autres pays, les propos irresponsables et belliqueux que ce fou du village a tenus hier samedi, 18 décembre 2021, à l’encontre du Président de la Transition, le colonel Mamadi Doumbouya, lors de la conférence de presse des prétendues victimes du camp Boiro, le conduiraient tout droit en prison. C’est vraiment triste qu’un écrivain de sa trempe mette ses plumes uniquement au service des causes subjectives.
Sayon MARA, Juriste



