Après le ministre de la culture, c’est le tour du ministre de la jeunesse et du sport de prendre la parole. Pour lui, les services décentralisés sont absents à l’intérieur du pays :
« Quand j’suis revenu de cette immersion, j’avais le sentiment que la Guinée a avancée en étant ici mais je me rend compte en étant à l’intérieur qu’elle n’a pas avancée du tout depuis 1990 jussu’à nos jours et aujourd’hui, c’est un constat réel. Y’a aussi une chose incalculable, quant-on va à l’intérieur du pays, on essaie de rencontrer ses services et on se rend compte finalement en terme de décentralisation, la mise en place du personnel n’est pas optimale », Béa Diallo.
D’après le ministre, seulement dans les grandes villes qu’on trouve des infrastructures et les autres villes sont dans les oubliettes de l’état : « Derrière tous ça, moi mes compétences c’est l’emploi des jeunes et le sport et quant-on prend chaque structure, on se rends compte que en terme d’infrastructures que c’est une catastrophe. Parce que y’a des grandes villes, quand tu arrives à N’zérékoré, à Kankan, à Labé ou encore à Kindia c’est vrai y’a des infrastructures mais dans certaines préfectures comme Koubia ou Kérouané, ce sont des villes complètement abandonné», a-t-il laissé entendre.
« Ce sont des villes où on se demande comment est-ce que des gouvernements ont pu passer et qu’on retrouve dans cet état. Aujourd’hui c’est des zones où les gens sont partis, où les gens n’ont plus d’espoir d’où de plus en plus d’exode rural parce que y’a rien à leur disposition pour s’épanouir ou pour travailler », déplore le ministre.
Pas de personnel, pas d’infrastructures de base, pour Béa Diallo, il faut inverser les propriétés :
« Quant-on voit ces réalités, c’est interpellant, tu dis mais comment peut-on être dans un pays comme le notre avec une telle richesse qui est là mais qui n’est pas partagé à juste équilibre. Et quand on revient, on se dit il faut changer nos propriétés. Nos propriétés sont complètement faussées par rapport à la réalité du pays, de ce que les gens vivent au quotidien au fin fond de la Guinée», a-t-il confié.
Béa Diallo conscient de tous ces problèmes et connaissant que son département n’a pas suffisamment de moyens pour faire face a cela, fait appel à ses paires pour une solution de complémentarité :
« Comment est-ce qu’on peut mettre en place des outils pour permettre à toutes ces zones qui sont isolé de cette réalité qu’on vit à Conakry. Parce que finalement les moyens qu’on a sont pas extensifs et comment mettre les outils pour que les jeunes qui sont au fin fond de la Guinée pour qu’ils puissent rester là où ils sont ? On doit réfléchir avec transversalité. Au niveau du gouvernement il faut qu’on puisse travailler de manière complémentaire. Chacun de nous à participer à l’activité de son homologue et on s’est rendu compte que l’activité de mon prochain me concerne autant que mon activité. » a-t-il fait savoir
Kolomou Alama



