Le Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation (MADT), a dans un arrêté diffusé sur les antennes de la radio-télévision nationale dissous le front national pour la défense de la constitution (FNDC). Dans cet arrêté, il ressort que le front qui s’est montré dans le combat contre la modification de la constitution et le troisième mandat d’Alpha Condé n’a aucune base juridique légale. Il n’est enregistré dans aucun registre des ONG ni des Collectifs d’association.
Ce après le procès procès-verbal de constat d’huissier en date du 4 août 2022 de l’étude de Maîtres Laye Tema SAMOURA et Ouo-ouo KPOGHOMOU, Huissiers de justice associés à la requête du Ministre Mory Condé aux fins de vérification sur les listes des organisations non gouvernementales, des collectifs d’associations et dans le répertoire des organisations non gouvernementales agrées en République de Guinée, l’enregistrement ou non du groupement dénommé par leurs animateurs « Front National pour la Défense de la Constitution », en abrégé « FNDC.
Le Ministre de l’administration du territoire révèle que depuis sa création le 14 octobre 2019 pour dit-il protester contre l’éventuelle modification de la Constitution de 2010, le mouvement dit Front National pour la Défense de la Constitution s’est toujours illustré par la voie de violence sur les personnes, la dégradation et la destruction des biens publics et privés, des actes d’incitation à la haine ou à la discrimination contre les personnes en raison de leur origine ou leur idéologie.
“Que mieux, ce groupement de fait, à travers ses activités provoque des manifestations armées sur les voies et lieux publics, ayant les agissements d’un groupement de combat ou de milices privés. Qu’en outre ce groupement utilise les réseaux sociaux comme citrine de ses idées et agissements”.
Qu’il s’identifie par ailleurs à travers des symboles communs, tels que son nom, son logo régulièrement affiché sur les publications des réseaux sociaux et autres moyens d’expression du groupement ou de ses membres, leur permettant ainsi de se reconnaitre lors des actions qu’ils mènent et revendiquent au nom du groupement.
Que leur mode opératoire se structure par des actions violentes au cours des manifestations interdites ou non autorisées telles que des attaques contre des individus qui ne partagent pas leur idéologie, d’actions ciblées contre les forces de l’ordre, des publications mettant en scène et favorisant les agissements violents et l’utilisation des mineurs dont l’âge varie entre 10 à 13 ans dans les manifestations en violation des conventions internationales de la protection de l’enfance.
Considérant que ce groupement de fait, organisé de manière hiérarchisée, disposant d’administrateurs et des membres violents, mettant en péril l’unité nationale, la paix publique et le vivre ensemble, ne figure pas sur la liste des organisations non gouvernementales en République de Guinée, ni sur la liste des collectifs d’association en République de Guinée et encore moins dans le répertoire des organisations non gouvernementales agrées en République de Guinée.” peut-on lire dans l’arrêté de Mory Condé
D’après tous ce qui précède, le Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation arrête:
Article premier: Le groupement de fait dit Front National de la Défense de la Constitution est dissous.
Article 2: Le présent arrêté, qui prend effet à compter de sa date de signature, sera enregistré et publié au Journal officiel de la République.
Il faut noter que cette dissolution du FNDC a suscité une vague d’indignation chez les activistes de la société et des acteurs politiques qui se reconnaissaient dans son combat depuis sa création en 2019. *
Il reste tout de même à savoir si cette décision de Mory Condé va mettre un terme aux activités et aux appels incessants du mouvement dite pro démocratie à manifester afin d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
Kolomou Alama



