Malgré des multiples efforts consentis par les athlètes pour valoriser ce sport, le département fait toujours la sourde oreille concernant l’intégration de cette nouvelle discipline dans sa gibecière. Les pratiquants sont au bord du gouffre, ils se sentent ignorés et marginalisés comme un groupe de gays près ďune confrérie musulmane. Pire, le premier responsable n’en peut plus, il a d’ailleurs fini par craquer et les joueurs sont abandonnés à eux même.
Alors en cas de forfait en cours ou abandon, il y a le risque de subir de lourdes sanctions de nature à atteindre les athlètes. Raison pour laquelle l’équipe prenne part à des compétions sous régionales et continentales pour juste se mettre à l’abri. Mais face au mépris dont il ignore les causes réelles, les concernés décident de sortir leurs griffes en dénonçant avec véhémence les péripéties rencontrées dans les différentes compétitions.
‘’Depuis la coupe d’Afrique nations au Benin, malgré une 3eme place arraché, aucun geste de la part de nos autorités, même pas un réconfort moral. Nous sommes en Côte d’Ivoire comme ça pour la coupe du monde, toujours la même situation, nous ne comprenons vraiment rien’’ s’est lamenté un joueur du syli Maracana sur place.
La Guinée valablement représentée pour la coupe du monde qui se déroule actuellement sur le sol ivoirien, le syli maracana a été éliminé en ¼ de finales par le pays hôte sur le score sans appel de 4 buts à 1. Cette défaite est une suite logique de la mauvaise préparation, les conditions de voyages et d’hébergements dans le pays d’accueil. Un des joueurs pense bien que si le minimum est fait, ils sont capables de faire des prouesses dans n’importe qu’elle compétition.
‘’A part les billets d’avions, le logement rien d’autres derrière. Nous sommes abandonnés comme des bêtes en brousse sans propriétaire. C’est pourquoi nous avons échoué face aux ivoiriens, le moral était au talon, leur statut du pays organisateur pèse bien, ils avaient tout presque pour nous faire mal à ce stade du tournoi. On s’est battu corps et âmes, mais ce n’était pas suffisant pour tenir tête en face une équipe bien huilée que la nôtre. Imaginer logé dans un hôtel sans eau et les toilettes dans des conditions insupportables’’ s’est exprimé ainsi un cadre du syli Maracana depuis la capitale ivoirienne Abidjan.
Maintenant, le public attend une réforme profonde du secteur sportif pour éviter que de telles déceptions, ‘’honte’’ se reproduise à l’avenir.



