En Guinée, une question dérange, mais elle mérite d’être posée sans détour :
La presse culturelle impartiale a-t-elle définitivement disparu avec la mort de figures emblématiques comme ABD, la retraite de Jeannot ou encore le départ tragique de Moussa Mara ?
Cette interrogation, douloureuse mais nécessaire, secoue les consciences.
Elle renvoie à une réalité crue : les succès guinéens, au lieu d’être célébrés et relayés, sont ignorés, parfois même volontairement étouffés.
Il faut que Gims, star internationale basée en France, publie une notification sur sa grande page ou vient exprimer son incompréhension sur le silence de la presse guinéenne sur son plus grand concert de concert hors stade de France, en Guinée ,pour qu’on apprenne qu’un Guinéen a brillé dans son domaine en janvier 2017 au grand stade de Nongo.
Un comble !
Dans un pays qui se targue d’avoir été le berceau de la culture africaine, l’indifférence des médias face à leurs propres talents frise l’absurde.
Cette attitude pose une question grave : la presse culturelle guinéenne est-elle encore au service du public et des créateurs, ou bien est-elle devenue une arme au service d’intérêts étroits ?
Lorsqu’un Guinéen décroche un record africain, le monde s’attend à voir ses médias nationaux en faire la Une, en dresser des portraits, en débattre sur les plateaux, comme en exemple le contrat des Ballets africains de Guinée et Nimbaya avec AMI , qui reste la plus grande agence de booking au monde au niveau des Théâtres dont aucun média guinéen n’a fait cas , après plus de 12 ans de combat de 2 acteurs guinéens et pour 10 ans.
Or, ici, c’est le silence total.
Pourquoi ?
Les hypothèses se bousculent.
Est-ce une question ethnique ?
Si l’artiste où l’acteur culturel n’appartient pas au groupe « acceptable », son succès devient invisible ? .
Est-ce du régionalisme ?
Peut-être vient-il de la « mauvaise » région ? .
Où la Sorcellerie au niveau extrême ?
Ou alors s’agit-il de réseaux d’affinités : seuls ceux qui appartiennent au cercle fermé des journalistes méritent d’être mis en lumière ? .
Plus grave encore, il semble que les articles s’achètent dans certains cas où erreur de jugement ?.
Faut-il payer pour être célébré dans son propre pays ?
Si oui, à qui revient cette honteuse redevance et à combien la facture ?
Une telle dérive trahit la mission première du journalisme à savoir : informer, promouvoir et inspirer.
Au lieu de nourrir la fierté nationale, certains journalistes étouffent la créativité et installent une culture de mépris et de découragement.
Beaucoup avancent que le silence médiatique autour de certains succès guinéens s’explique par la jalousie.
Oui, la jalousie mesquine qui ne supporte pas qu’un compatriote brille là où d’autres ont échoué.
D’autres évoquent la peur : certains responsables dans l’administration publique voient dans le triomphe d’un artiste , d’un acteur culturel ou d’un créateur une menace à leur petite influence où leur poste .
Et quand ce n’est pas la peur, c’est la haine gratuite : cette incapacité maladive à reconnaître la valeur chez l’autre, préférant ridiculiser, insulter ou diffamer sur les réseaux sociaux, est un mauvais signe pour l’avenir du Show-biz guinéen.
À croire qu’en Guinée, être journaliste culturel signifie désormais pour certains, vomir des propos violents, propager des injures, ou instrumentaliser sa plume ou sous forme de propos de blogeurs pour régler des comptes personnels où en mission pour les soit-disant concourents sans palmarès visibles.
Quelle tragédie pour un pays qui, jadis, faisait rayonner la culture africaine bien au-delà de ses frontières.
La Guinée n’a pas toujours été ce désert médiatique.
Des noms résonnent encore : JBW, ABD, Issa Condé, Mamadou Dian Diallo, Cheick Souaré, la RKS, Feu Biram Sacko du journal indépendant, de Elhadi cellou , Mohamed Max Camara , feu Moussa Mara… et tant d’autres , Ces figures ont bâti une presse culturelle respectée, crédible et passionnée.
Ils étaient des repères, des gardiens de la mémoire collective et de la créativité.
Aujourd’hui, leurs héritiers semblent avoir trahi l’héritage, préférant la facilité des buzz creux aux grandes œuvres de fond.
Est-ce à dire que les grandes productions, les exploits d’artistes où d’acteurs guinéens sont devenus des crimes ?
Trente-six années de sacrifices dans le domaine de la musique et de la culture réduits au silence par une presse qui détourne le regard, et pourtant une référence ayant motivés une bonne partie des diffuseurs de maintenant et ceux qui reconnaissent où pas .
C’est une trahison culturelle, une faillite morale.
Comment comprendre que ce soit un artiste comme Gims, originaire d’ailleurs, qui attire l’attention du monde sur des réussites guinéennes ?
Faut-il vraiment attendre que des voix étrangères parlent pour nous afin que nous existions aux yeux de nos propres concitoyens ?
Cette dépendance est humiliante.
Elle révèle un profond malaise dans l’écosystème médiatique guinéen : incapacité d’identifier, de valoriser et de protéger ce qui est à nous.
Dans un pays où les artistes ou des diffuseurs peinent déjà à trouver des financements, voir leurs exploits ignorés par leurs propres médias équivaut à un coup de poignard.
Au lieu de stimuler, d’accompagner et de faire vibrer le public, la presse choisit le silence ou la polémique destructrice.
Alors, où en sommes-nous ?
Dans l’ancienne Guinée, celle des pionniers qui savaient donner à la culture une place de choix ?
Dans une nouvelle Guinée, tournée vers l’ouverture mais encore incapable d’assumer son identité culturelle ?
Ou bien dans une Guinée inexistante, où les médias ont cessé de jouer leur rôle ?
La réponse se lit dans les faits : la culture est orpheline, la musique est sacrifiée, de bons diffuseurs deviennent rares par déception et les journalistes qui devraient être ses défenseurs sont devenus ses fossoyeurs.
Une société qui méprise ses créateurs s’expose à un avenir vide, sans mémoire ni rayonnement.
Il est urgent de tirer la sonnette d’alarme.
La presse culturelle guinéenne doit renaître, retrouver son rôle et sa dignité.
Elle doit cesser de servir les intérêts partisans et se remettre au service de la nation et de la vérité.
Valoriser les succès guinéens n’est pas une faveur, c’est un devoir.
Rendre hommage aux talents n’est pas une option, c’est une responsabilité.
La Guinée a besoin de journalistes qui croient encore au pouvoir de la culture, capables de résister aux tentations de l’argent facile, aux pressions politiques, aux haines tribales.
Elle a besoin de voix courageuses qui défendent la beauté, le savoir-faire et la créativité.
La Guinée culturelle traverse une crise profonde.
Entre jalousie, indifférence et corruption, elle s’égare.
Mais tout n’est pas perdu : il reste des âmes dignes, des héritiers des grands noms d’hier, capables de reprendre le flambeau.
Qu’Allah bénisse ces âmes et leur donne la force de redonner vie à une presse culturelle fière, libre et intègre.
Parce qu’un pays qui enterre ses héros vivants creuse sa propre tombe.
Votre Tidiane
Le Sociologue où le Diffuseur ?
L’observateur où le Manager ?
Trent six ans de terrain , n’est pas 36 jours .
Toutes mes excuses si mes remarqués ont dérangés certains, mais est ce que la vérité fait plaisir en Guinée. Non.
Juste faire face au miroir, à Dieu , et dire sa vérité, non la vérité tout court.
Cette photo jointe est de 2025 pour juste exprimer la bonne santé d’un profane, non professionnel, un amateur , selon une certaine nouvelle presse culturelle Guinéenne des réseaux sociaux.
Félicitations et Bravo .



