L’amélioration du Stade Général Lansana Conté de Nongo, est marquée par des retards inquiétants, principalement dus à la lourdeur administrative à en croire certaines entreprises contractantes. Le cas spécifique de la pelouse hybride les travaux n’avancent plus. Alors la rénovation et l’entretien sont confiés à l’entreprise Italienne Limonta Sport. Le ministre des sports, vu le constat alarmant vient d’ordonner la reprise immédiate et la finalisation des travaux de réfection.
Pour une mise en conformité avec les exigences de la FIFA, l’entreprise aurait déposé le premier attachement d’une valeur de 2 milliards de francs guinéens sur la table du ministère des finances, mais sans succès. Sur le terrain, le constat est accablant. L’enceinte est toujours jugée inapte et très loin d’accueillir des rencontres sportives moins encore d’autres évènements.
« Nous sommes en avance dans les travaux sur le lot numéro 2. Concernant la reprise des activités, un procès-verbal a été adressé aux maitres d’ouvrages à cet effet. Nous attendons cette tranche pour accélérer. Sinon, c’est 4 mois la durée des travaux de rénovation de la pelouse et un an d’entretien comme mentionné dans le contrat. En principe il n’ y’a aucun soucis entre nous et le ministre des sports, Kéamou Bogola Haba », clame Aboubacar Kanté représentant de Limonta Sport en Guinée.

Pendant ce temps, d’autres sources rapportent que Limonta avait déjà reçu 3 milliards de francs guinéens au compte de la première phase du projet, mais aucune avancée notable sur le terrain. D’où d’ailleurs le refus manifeste du ministère des finances concernant l’attachement de deux 2 milliards francs guinéens réclamés pour la relance. Et cela sous-entend que les premiers montants doivent être justifiés.
L’Inspection Général des finances a pourtant tiré la sonnette d’alarme annonçant une mission de contrôle sur la destination des fonds alloués. Où sont passés des millions de dollars destinés à la réhabilitation ? Pourquoi ce chantier vit-il au rythme d’un cauchemar, selon la formule cinglante des observateurs.
Les éléphants ‘’Syli’’, sont privés des stades, deviennent malgré eux les victimes collatérales d’un système ou l’urgence permanente étouffe toute vision à long terme.



