Dans une récente sortie, le ministre des Sports demandait des comptes aux entreprises concernées. Kéamou Bogola Haba, annonçait que la Guinée ne devrait plus louer des stades à l’étranger pour abriter ses rencontres internationaux. D’ailleurs, loin d’être une première promesse des autorités sportives dans ce sens. De bon ton, c’est près de 18 milliards pour la réfection de la pelouse et l’entretien durant une période d’un an par ľentreprise Limonta Sport. Le manque à gagner est océanique, seulement 3 milliards débloqués depuis la signature du contrat sur 18 milliards GNF.
Alors cette énième réhabilitation du Stade GLC a été accueillie avec enthousiaste auprès des observateurs. Certains même rêvaient de célébrer les 3 dernières journées des éliminations de la Can et une bonne partie du mondial 2026 dans un GLC flambant neuf. L’espoir tant suscité s’est transformé au fil du temps en désillusion. Des promesses non tenues soulèvent des doutes : Où se trouve réellement l’éternel blocus ?
Limonta Sport révèle que les prévisions étaient juste 4 mois après livraison d’une pelouse naturelle et non artificielle comme annoncé au départ entre les parties. A date, l’état des travaux est estimé à 15 % seulement par défaut de payement au niveau des Finances. Au grand regret des fans du football, des images trompeuses circulent sur des plateformes qui s’apparenteraient à une progression des chantiers, mais loin s’en faut. Ce qui est sûr, les travaux évoluent à pas de caméléon. Nos joueurs et acteurs vont encore patientés.
« Tout le blocus, c’est au niveau du ministère des Finances, nos dossiers sont sur la table du Secrétaire Général depuis 4 mois, mais sans aucune issue favorable. Sur les 18 milliards de francs guinéens, si vous n’aviez reçu que les 20% c’est – à – dire 3 milliards, le problème est à ailleurs. Au début, il a nous été notifié de réaliser une pelouse artificielle. Mais face à la réaction spontanée de certains joueurs cadres du Syli national, les décideurs ont vite changés d’avis. Alors, nous avions fait l’excavation dans l’optique de faire une pelouse à gazon synthétique. Ce changement après le baillage a presque chamboulé tout le plan pré établis. Est-ce il faut revoir ou reprendre le processus pour le décaissement des fonds ? Voilà pourquoi les travaux s’éternisent. Sinon notre entreprise a la ferme volonté de respecter le délai imparti, mais comment sans ressources pour y faire face », nous a confié le représentant Limonta Sport en Guinée.
Le Stade GLC, n’est pas qu’un simple édifice. Il est le symbole de l’espoir d’une génération qui aspire voir la Guinée rayonnée sur la scène africaine et internationale. Nonobstant, pour éviter des saignées financières et des conséquences sportives graves au pays, il faut forcément des stades aux standards CAF et FIFA.



